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Programme de gestion des zones humides du bassin de la Rance et du Célé

Porteur : CPIE DE HAUTE AUVERGNE
Région : Auvergne
Mise à jour : vendredi 21 mai 2010
Année de fin de réalisation : 2009
Compétences mobilisées :
Connaissance, ingénierie - Sensibilisation, information - Gestion d’espace - Coordination de projet - Concertation, médiation - Edition, publication
Thématique(s) associée(s) :
protection de la faune et de la flore - agriculture - biodiversité - rivière - tourbière - zone humide

Résumé

Le CPIE de Haute Auvergne a engagé en 2008 une action partenariale avec le syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé (Lot) dans le but d’établir un programme test de gestion de zones humides et d’habitats d’espèces d’intérêt patrimonial.

L’action initiée par le CPIE a renforcé les liens des deux structures sur le territoire avec les différents acteurs gestionnaires. Démarche à caractère exemplaire, celle-ci peut être dupliquée sur d’autres secteurs pour faciliter l’émergence et l’accompagnement de procédures de gestion de l’eau.

Contexte

Le territoire de la châtaigneraie cantalienne est pour sa majeure partie situé sur le bassin hydrographique du Célé. Ce territoire rural abrite des habitats et des espèces animales et végétales remarquables qui subissent depuis quelques décennies des atteintes notables du fait de drainages de zones humides, défrichements, dégradation de la qualité des eaux…

Entre 2002 et 2006, deux recherches ont été initiées dans le cadre du Contrat de rivière Célé, avec l’appui technique et opérationnel du CPIE de Haute Auvergne :

  • étude d’inventaire et de caractérisation des zones humides du bassin du Célé,
  • étude sur les espèces d’intérêt patrimonial du bassin hydrographique du Célé.

Afin d’engager des actions de préservation significatives, deux besoins sont apparus :

  • un besoin de connaissance complémentaire sur la patrimonialité (milieux, espèces) et les fonctionnalités,
  • la nécessité d’une concertation avec les collectivités et acteurs du territoire (particuliers également) pour mettre en place des pratiques respectueuses.

Répondre à ces besoins était nécessaire pour initier des actions avec les gestionnaires locaux et acteurs structurants sur le territoire.

Objectifs

L’objectif du projet est de conserver, protéger et valoriser les espèces, les zones humides et les milieux aquatiques remarquables du territoire.

Pour cela, trois objectifs opérationnels sont définis :

  • l’amélioration de la connaissance des milieux aquatiques, des zones humides et des espèces aquatiques remarquables,
  • la perception des enjeux liés à la conservation de ces espèces et de ces milieux par l’ensemble des acteurs,
  • la gestion des milieux par l’expérimentation en réfléchissant avec les propriétaires et gestionnaires à des modifications et des adaptations de pratiques.

Description et résultats

Ce qui a été fait

L’action du CPIE a été conduite, grâce à des échanges fréquents, en totale collaboration avec le directeur du syndicat et son équipe technique pour le choix des sites, une partie du travail de terrain et toutes les phases de communication et de sensibilisation. Dans cet esprit, les prospections de terrain ont été menées avec le soutien effectif de la communauté de communes par la mise à disposition ponctuelle du technicien rivière.

  • Expertise de terrain et concertation
     

Le travail, engagé sur 32 zones représentant une surface totale de plus de 1500 ha et environ 60 ha de milieux humides diversifiés (prairies humides, marais, tourbières...), a permis de cartographier de nombreux linéaires d’écoulement, de préciser l’état de fonctionnement et de conservation des zones humides et par suite d’évaluer le fonctionnement hydrologique. Diverses espèces animales et végétales à statuts de protection ou d’intérêt ont été repérées. La phase de médiation, auprès d’une trentaine de propriétaires et gestionnaires, a donné lieu à une soixantaine de rencontres. L’étude des pratiques agricoles a porté sur 22 zones humides différentes et le CPIE et le syndicat disposent actuellement des éléments pour finaliser 24 notices de gestion. Un volet d’action sur 3 espèces aquatiques patrimoniales (écrevisse à pattes blanches, moule perlière et chabot) a permis de comptabiliser les effectifs sur des sites définis et de déterminer les habitats.

  • Animation de la sensibilisation et communication

Au-delà de la médiation auprès des propriétaires et gestionnaires, l’information sur le projet a débuté avec l’envoi d’un courrier et d’une note de présentation aux collectivités et aux élus du Conseil Syndical et, grâce à des rencontres, avec les Maires directement concernés par la gestion de zones humides. À l’occasion du lancement du programme, une conférence de presse a été organisée au siège de la Communauté de communes du Pays de Maurs. Les trois journaux locaux présents à cette réunion ont ainsi consacré des articles à l’action. Au cours du programme, plusieurs articles ont été communiqués à la presse locale. Différentes animations à destination du grand public ont été organisées. Ces animations nature ont concerné environ 100 personnes.

Résultats de l’accompagnement et impact de l’action

Ce programme test a permis de mobiliser autour de la problématique des partenariats efficaces et d’enclencher une dynamique. En ce qui concerne les espèces patrimoniales, l’amélioration de la connaissance permet d’envisager des recommandations de gestion auprès des collectivités concernées (assainissement par exemple) et des propriétaires riverains. La connaissance des fonctionnalités hydrauliques et de la richesse de la biodiversité, la connaissance des pratiques agricoles, les nombreux contacts auprès des agriculteurs permettent d’aboutir à des modes de gestion en faveur du respect des zones humides. Le syndicat a décidé de prolonger la mission et d’intégrer au sein de ses effectifs le technicien qui avait été recruté pour une durée déterminée de 18 mois par le CPIE.

Atouts et limites

  • La démarche partenariale active (participation, suivi des différents partenaires),
  • La concertation et les échanges positifs avec les acteurs du monde agricole (chambre d’agriculture, agriculteurs gestionnaires).

Partenaires techniques

  • le Syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé porteur du Sage,
  • les collectivités locales propriétaires de quelques zones humides,
  • les organismes impliqués dans la gestion des rivières (ONEMA et fédération de pêche sont également directement concernés),
  • les agriculteurs

Financeurs

  • EDF (dans le cadre d'un partenariat national avec le réseau des CPIE)
  • Syndicat mixte de la Rance et du Célé

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